Extraits Tout pour être heureux

1er chapitre de Tout pour être heureux

Après le prologue hier, envie de de (re)découvrir le premier chapitre ? C’est par ici !

***

7 ANS PLUS TÔT… – LYSE

— Je n’arrive toujours pas à croire que vous partiez. C’est la classe quand même ! Vous n’imaginez même pas à quel point je vais me la péter en racontant que ma sœur est chercheure aux Etats-Unis !

Dans le hall bondé de l’aéroport, je te serre dans mes bras une dernière fois. J’aimerais pouvoir prononcer des phrases toutes faites telles que « tu sais que tu seras toujours le bienvenu chez nous » ou « viens nous voir quand tu veux » mais elles seraient déplacées. Rien n’est simple lorsqu’il s’agit de toi, même si tu tentes toujours de donner le change.

Thomas me pose la main sur l’épaule et essaie tant bien que mal de te libérer de mon étreinte.

— Alexis, s’il te plait, dis à ta sœur que l’avion va finir par partir sans nous.

— Ton mec a raison ! En plus, j’ai un rencard ce soir.

Thom te met un coup de coude et se marre :

— Quel queutard ! Je crois que ce con va transformer notre appart en vraie garçonnière en notre absence !

— Quoi ? C’est juste que je n’ai pas l’intention de lui laisser prendre la poussière, exactement comme vous me l’avez demandé. Vous devriez me remercier, non ?

À vous voir ainsi, j’en viens à regretter d’avoir accepté ce post doc  au bout du monde.

— J’adore vous voir vous chamailler, ça va me manquer.

Comme toujours depuis notre plus jeune âge, tu me rassures, alors que c’est moi l’aînée.

— T’inquiète, on fera des visios ! Et l’été va vite arriver : la maison en Corse nous attend, comme chaque année. Ça va passer vite, ne t’en fais pas.

Bien qu’excitée par l’expérience qui nous attend Thomas et moi, je n’arrive pas à me réjouir. Et s’il t’arrive quelque chose en notre absence ? Et si tu…

— Arrête Lyse, je vais bien.

— Je sais…

— J’ai repris le travail depuis des mois.

— Je sais…

— J’ai même pu recommencer à baiser toutes tes copines. Et la plupart des filles avec qui je bosse. Et aussi celle que…

Une fois encore, Thomas éclate de rire :

— C’est bon, on a compris, pas besoin de dessin.

Tu le taquines.

— Avoue que tu es jaloux !

Thom me prend dans ses bras avant de te répondre.

— Comment pourrais-je être jaloux de tes pouffes alors que je partage la vie de la femme de mes rêves ?

— J’en connais un qui veut entrer dans le mille high club ! répliques-tu, moqueur.

Mon homme te met un coup d’épaule en se marrant.

— Eh ! Ferme-la, tu m’as grillé là ! Maintenant je n’ai plus une seule chance par ta faute !

Je me penche à son oreille.

— Ne t’inquiète pas, tout est négociable…

Il me tire soudain par la taille et se dirige vers la zone d’embarquement sans se retourner mais en te lançant d’une voix forte :

— Salut Alexis ! On s’appelle !

Lorsque ton rire résonne dans mon dos, mon pas se fait plus léger : c’est vrai, tu vas mieux…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *